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Voir et être vu !

Mis à jour : janv. 26

Quoique vous fassiez, hors décider de ne rouler que de jour (et à mon sens, ce serait dommage), vous y serez confrontés.

Rouler à vélo de nuit, pour ceux qui n'en ont encore pas fait l'expérience est quelque chose de spécial, d'extra-ordinaire. Tout y est sublimé, les odeurs, les bruits, le silence, les sens y sont en éveil. La pente disparait, on pédale aux sensations, à l'écoute de son souffle, de son coeur, de ses muscles.

Mais rouler de nuit ne peut s'envisager sans une autre considération, l'éclairage. Dévaler une pente à 70km/h impose d'y bien voir, rouler sur la route impose d'être bien vu.

Alors, éclairage autonome, ou bien éclairage dynamo ?

Sans trop chercher à compliquer les choses, il vous faudra prendre en considération trois critères qui vont vous aider à choisir quelle option sera la plus adaptée pour vous.

1) L'autonomie

2) La puissance

3) Le poids

Bien entendu, il y aura un dernier critère, le budget, mais sur celui-ci, je ne pourrai rien vous apporter, il vous appartient.


- L'Autonomie : En fonction de la période vous allez avoir besoin d'éclairage entre 8 et 10 heures quotidiennement, et peut être pendant deux jours. Cela ne posera pas de problème pour l'éclairage arrière, car les 20hrs d'autonomie sont fréquemment atteintes.

En revanche pour l'avant, il faudra probablement, si vous choisissez l'option lampe autonome, prévoir soit un arrêt recharge (comptez 2 heures min), soit une batterie additionnelle de type powerbank (capacité min. de 10.000mAh), soit un jeu de piles supplémentaire si votre lampe est alimentée par des piles.

La solution "tranquillité d'esprit" s'appelle dynamo. Elle consiste à alimenter la lampe par le biais d'un moyeu dynamo, qui peut aussi avec un équipement optionnel aussi alimenter un autre appareil électronique tel que téléphone portable ou compteur GPS. Cette solution nécessite bien sûr une roue avant spécifique, mais l'investissement peut en valoir la peine pour ceux qui roulent fréquemment et longtemps de nuit.


- La puissance : Il s'agit là d'un sujet important. La puissance d'une lampe se mesure généralement en Lumens. Si lors des ascensions, 100 à 200 lumens suffisent, lors des descentes, et en particulier les descentes rapides et/ou techniques de l'Omomarto, je vous conseille une lampe avec une puissance de minimum 600 lumens. A vitesse élevée, c'est une question de sécurité absolue. Ne faites pas de pari sur ce sujet. Cette puissance jouera un rôle important sur l'autonomie de la lampe, vous vous en doutez. Sur ce sujet là, une bonne anticipation sera de rigueur.


- Le poids : Plus vous aurez besoin d'autonomie, plus vous aurez besoin de puissance, plus le poids du système sera élevé. Comptez pour une nuit et une lampe d'une puissance de 800 lumens + un powerbank + cable environ 400grs. Le différentiel avec un système dynamo + lampe + cable ne sera que de quelques dizaines de grammes, c'est à dire imperceptible.


autres points à considérer :

- le placement de la lampe sera important, et la meilleure position est entre la tête de fourche et le cintre. La faisceau doit être rasant pour accentuer par le jeu d'ombres les obstacles sur la route, qu'ils soient trous ou objets/cailloux.

- la frontale en appoint. La frontale permet d'éclairer les côtés, ce que n'autorise pas la lampe principale fixée sur le vélo. Elle permet de voir les panneaux directionnels, les embranchements, et elle sera d'un grand confort si vous vous arrêtez pour réparer une crevaison, ou vous restaurer.


Voilà, n'hésitez pas à laisser des commentaires, offrir des conseils à la communauté , et poser des questions si vous en avez.




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