Rechercher

Chaud devant, chaud !

Mis à jour : janv. 26




On peut facilement penser que L’Omomarto et ses « petits » cols qui dépassent à peine les 1500m d’altitude ne seront qu’une formalité, notamment pour ceux qui sont habitués à défier régulièrement les plus de 2000. Seulement voilà, il y a une chose à laquelle vous n’avez certainement pas pensé, et qui va rendre ce défi bien plus compliqué à gérer que n’importe quelle autre épreuve de haute montagne. Maîtriser sa température corporelle...


1) L’Omomarto à la particularité de cumuler 10.000m de D+, en ne montant pas très haut, vous ne bénéficierez pas des températures fraîches que vous trouvez généralement sur les plus hauts sommets.


2) Vous ne bénéficierez pas non plus de très longues descentes qui permettent de rafraîchir votre « core température » de 1 ou 2 degrés. En effet, à l’effort, votre température peut aisément grimper à 39 degrés. Au delà, c’est le fameux, dangereux, parfois funeste, coup de chaleur.

3) Par ailleurs, les fortes pentes rencontrées, avec de très nombreux passages à plus de 10% vont ralentir votre allure, et l’air ne vous rafraîchira pas, la sueur ne s’évaporera pas et votre température superficielle au niveau de la peau va croître, entraînant une hausse plus rapide de la température interne.


4) Autre élément, cette année, de nombreux tronçons de route ont été refaits avec un bel enrobé noir, et la radiation venant de la route n’en est que plus importante. Un autre facteur contribuant à l’augmentation de la température corporelle.


5) Enfin, et si vous êtes un adepte des gains marginaux en matière de lutte contre la chaleur, les points de contact entre le vélo et le corps jouent aussi un rôle (conduction de chaleur), donc, ruban de cintre clair, et pour ceux qui jouent la carte de l’ultralight, évitez les selles en carbone non recouvertes qui « chauffent plus vite » au soleil que celles recouvertes de mousse et peau.


Petit plus psychologique, deux serre-poignets en éponge que vous tremperez dans l’eau fraîche à chacun de vos « arrêts remplissage de bidon » apporteront un signal de refroidissement au cerveau et une agréable sensation de fraîcheur.

Quand aux maillots et cuissards, si vous pouvez éviter le noir... même si certains textiles techniques et complexes noirs évacuent bien l’humidite du corps vers l’extérieur. Cette dernière étant comme vous l’avez lu plus haut, un fort conducteur de chaleur (20 fois plus que l’air).


L’hydratation régulière n’en sera que plus importante, et n’oubliez pas non plus que la surhydratation est plus dangereuse que la déshydratation. Il y a plus d’accidents fatals sur les épreuves de longue durée à cause d’une hydratation (avec de l’eau pure) trop importante que pour cause de déficit d’hydratation. Si vous buvez beaucoup, pensez à mettre quelque chose dans votre eau, sel, un peu de glucides, électrolytes, etc... une petite quantité suffit pour éviter le phénomène d’hyponatrémie (intoxication par l’eau). Sur la route, mangez fruits et protéines qui vont favoriser les échanges osmotiques.

Et les points d’eau seront nombreux sur le tracé, avec de la goûteuse eau

de source, riche en sels minéraux.



https://www.eau-cyclisme.com/ Recommandation, deux bidons de 650/750ml ne seront pas de trop sur le vélo.

.

Belle journée à vous !



Posts récents

Voir tout